tropismes trio - 2008



trio extérieur  :   55 minutes  -  3 danseurs  -  Tout public


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Danse et écriture: Delphine Gaud, Blandine Pinon, Rolan Bon, Marcelo Sepulveda

Complicité artistique, régie générale:  Franck Besson

Initiative et collaboration artistique: Christophe Gonnet


trio créé en septembre 2008 dans le cadre du festival Quelque p’Arts le Soar à Annonay

co-rélisation La Trisande, Groupe d’Art Contemporain d’Annonay, Quelques p’Arts le Soar

Avec le soutien du Conseil Général de la Loire, de la Région Rhône-Alpes, CDPRA Ardèche Verte


Danse dans le paysage



Tropismes s’adapte à différents types de paysages

La pièce nécessite un repérage du terrain, le choix du point de vue et du contexte paysager au préalable. L’installation plastique demande 5h de montage minimum. Les danseurs  ont besoin d’une demie -journée de répétition au minimum sur le site.


Aborder la danse sous cet angle inhabituel, dans cette horizontalité  du corps, nous donne l’occasion de nous remettre profondément et humblement en relation avec ce qui nous porte et ce qui nous entoure.


Pour nous rejoindre, prenez votre temps. Prêtez attention à votre marche, accordez vous tranquillement à votre respiration. Laissez vos yeux se poser là où bon leur semble. Consacrer tout ce temps de la marche à sentir et à écouter les innombrables mouvements de votre corps, apprivoisez son effort. Laissez le chemin avancer sous vos pieds et le décor défiler. C’est l’espace autour de

vous qui est en mouvement…


À votre arrivée, choisissez une place confortable, dans l’herbe. Reposez-vous. L’un des meilleurs points de vue se trouve dans la position allongée. À tout à l’heure…


Ici, le temps est comme suspendu et l’espace se limite à nos propres étirements.

Nous apprivoisons petit à petit ce territoire soulevé de terre…

Le langage de ces êtres  les apparente alternativement au monde animal, végétal et parfois peut-on reconnaître dans leurs postures, des airs d’humanité.





















ORIGINES ET INSPIRATION


Delphine Gaud et Christophe Gonnet se rencontrent sur différents projets de La Trisande, depuis une dizaine d’années. Ce projet ont fait l’objet de plusieurs laboratoires depuis 2005.


Christophe m’a soumis les premières réalisations d’une installation, à expérimenter, imaginant un corps qui puisse s’approprier son œuvre et ouvrir d’autres directions. Cette structure appelée « lits de crête »  est  basée sur un principe d’horizontalité et d’appuis, position de repos du corps, de lâcher prise. Elle met en présence le contexte du paysage. Le corps repose sur 7 points d’appuis et se trouve au-dessus du sol comme en lévitation. Ces premières expériences m’ont donné envie de prolonger l’exploration. Nous avons fait évoluer un projet à plusieurs entrées, dans différents contextes : naturels ou urbains.


Tropisme : biol. réaction d’orientation ou de locomotion orientée, causée par des agents physiques ou chimiques comme la chaleur, la lumière, la pesanteur…


« La faune bouge, tandis que la flore se déplie à l’œil. Le temps des végétaux se résout à leur espace, à l’espace qu’ils occupent peu à peu, remplissant un canevas sans doute à jamais déterminé » 

Francis Ponge, Faune et flore, Le parti pris des choses, Poésie / Gallimard


«Horizontaux, sans gravité, sur place, sur eux-mêmes… les mouvements n’ont plus de destination, plus de nécessaires justifications »

Christophe Gonnet, notes d’atelier 2007


«Ici, pas de narration, plus de chronologie. Ces corps nous invitent à ressentir l’épaisseur du présent. Ici, le temps est comme suspendu et l’espace se limite à nos propres étirements. Nous apprivoisons petit à petit ce territoire soulevé de terre…»

«Le langage de ces êtres  les apparente alternativement au monde animal, végétal et parfois peut-on reconnaître dans leurs postures, des airs d’humanité.»

«La dualité homme – nature fait partie de l’évolution de l’espèce humaine. Cette dualité s’est encore accentuée du fait de notre posture debout, verticalité où le cerveau humain fait aujourd’hui office de “vaisseau céleste” et omnipotent, dans un environnement où toutes ses constructions le reflètent, jusqu’à fragiliser les racines qui le relient à la terre et à son origine.» 

Delphine Gaud, notes